Le 19 juin, les agents du secteur médico-social du Département se sont mobilisés à Chambéry, du parc du Verney jusqu’à la préfecture, pour dénoncer la dégradation continue de leurs conditions de travail et exiger un service public digne, au service de tous les Savoyard·es.
Depuis des années, le Président du Conseil départemental et sa majorité refusent d’augmenter les effectifs du secteur sanitaire et social, malgré l’ampleur croissante des besoins. Résultat : une charge de travail qui explose, des délais toujours plus longs pour l’accompagnement des usagers, et des professionnels épuisés, incapables d’assurer pleinement leurs missions de prévention et de protection.
Les situations concrètes parlent d’elles-mêmes. Comment expliquer à Théo, 4 ans, victime de maltraitance, qu’il est sur liste d’attente depuis plus d’un an pour une mesure de protection ? À Marie, jeune mère en dépression post-partum, qu’elle devra encore attendre pour rencontrer une sage-femme ou une puéricultrice ? À Malik, 66 ans, dont les prestations sont suspendues, qu’il patientera encore un mois avant de voir un travailleur social ? Les agents, eux, n’acceptent plus d’être les témoins impuissants de telles injustices.
Face à cette situation, la CGT a porté un cahier revendicatif remis le 19 juin au Président du Conseil départemental, à l’occasion même des Assises nationales de la Protection de l’enfance. Ce cahier compile deux années de travail et rassemble les priorités des agents : replacer les Savoyard·es au cœur des politiques sociales, débloquer des moyens pour lutter contre le manque de places dans les dispositifs, améliorer l’accueil en augmentant les effectifs et ainsi réduire l’agressivité liée aux délais, renforcer les coopérations pour faciliter l’accès aux droits, agir dès les premières difficultés grâce à des actions de prévention, et rendre enfin les métiers du médico-social attractifs, par une revalorisation salariale qui reconnaisse l’engagement quotidien des agents.
Partout sur le terrain, les professionnels se battent pour garantir aux enfants, aux familles, aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, aux travailleurs pauvres, l’égalité et la solidarité qui doivent être les fondements de notre service public.
Parce qu’un service public de qualité est un droit pour toutes et tous, pas un privilège.