À l’issue de la première réunion du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE), la CGT a réuni, le 16 juillet 2026 à Montmélian, les salarié·es de HAFNER afin de faire un premier point sur la situation. Avec la fermeture programmée du site d’Alpespace – Sainte-Hélène-du-Lac, ce sont plus de 160 emplois qui sont aujourd’hui menacés.
Pour la CGT, les explications avancées par la direction – coût des matières premières, tensions internationales ou contexte économique – restent beaucoup trop floues et ne permettent pas de comprendre la réalité de la situation du groupe. Il y a encore quelques mois, France Travail diffusait des offres d’emploi en CDI pour recruter des opérateurs de fabrication et de conditionnement, tandis que l’entreprise était présentée comme dynamique et créatrice d’emplois par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et son agence économique. Aujourd’hui, le site ferme. Que s’est-il passé ? Quelles aides publiques ont été perçues ? Quelles contreparties étaient exigées ? Autant de questions qui restent sans réponse.
Pour la CGT, la première bataille n’est pas celle des indemnités, mais celle de la transparence. L’organisation syndicale exige une expertise économique indépendante afin d’analyser les comptes, les raisons de la fermeture, les choix industriels, les aides publiques perçues et les alternatives permettant de préserver les emplois. Sans cette expertise, impossible de savoir si tout a réellement été mis en œuvre pour éviter la fermeture du site.
La CGT continuera d’informer les salarié·es à chaque étape de la procédure. Dès la rentrée, elle organisera une réunion publique à Montmélian, réunissant salarié·es, habitant·es, organisations syndicales et élu·es, afin que toute la lumière soit faite sur ce dossier. La transparence est la première bataille. Ensemble, organisons-nous pour défendre les emplois, les droits des salarié·es et l’avenir de notre territoire.