1er Mai 2026 : une journée de lutte, de solidarité et de conquêtes sociales

Le 1er mai 2026, des centaines de milliers de salarié·es, retraité·es, privé·es d’emploi et jeunes se sont mobilisé·es partout en France pour défendre leurs droits. En Savoie, près de 2 300 manifestant·es ont répondu à l’appel de l’intersyndicale, avec 2 000 personnes à Chambéry, 150 à Albertville et 140 à Saint-Jean-de-Maurienne.

Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par les attaques du gouvernement contre le 1er mai, seul jour férié obligatoirement chômé et payé. En cherchant à multiplier les dérogations, l’exécutif tente de banaliser cette journée historique du mouvement ouvrier. Après une première tentative visant jusqu’à 1,4 million de salarié·es, de nouvelles mesures pourraient encore concerner plus de 200 000 travailleurs et travailleuses.

Pour la CGT, les arguments avancés autour du « volontariat » ou du « paiement double » ne résistent pas à la réalité du monde du travail. Le véritable enjeu n’est pas de travailler davantage le 1er mai, mais de permettre à chacune et chacun de vivre dignement de son travail, alors que les prix continuent d’augmenter et que les salaires stagnent.

La mobilisation a également permis d’obtenir un premier recul du gouvernement. Saisi en urgence par la CGT Paris et la FNAF-CGT, le Conseil d’État a conduit l’exécutif à retirer ses annonces les plus contestées. Il a rappelé que le 1er mai demeure un jour férié et chômé, et que l’inspection du travail doit veiller au respect de cette règle.

Au-delà de la défense de ce droit, les manifestations ont porté les revendications du monde du travail : l’augmentation des salaires, le renforcement des services publics, l’égalité entre les femmes et les hommes, mais aussi la paix et la solidarité entre les peuples. Une nouvelle démonstration que le 1er Mai reste, aujourd’hui comme hier, une journée de lutte, de solidarité et de conquêtes sociales.

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