Le 7 avril à Chambéry, la CGT a tenu une conférence de presse devant la Préfecture pour dénoncer la situation du site DS Smith de La Rochette.
Le même jour, la réunion du comité de suivi a confirmé les inquiétudes exprimées depuis plusieurs semaines.
La direction poursuit une stratégie de fermeture sans recherche sérieuse de repreneur. Malgré cela, le plan de sauvegarde de l’emploi, qui n’est ni plus ni moins qu’un plan de licenciement, a été homologué, alors même que de nombreux éléments remettent en cause sa validité.
Le comité de suivi a mis en évidence le manque de sérieux dans la recherche de solutions industrielles. Une expertise économique indépendante a également pointé la fragilité des arguments avancés pour justifier la fermeture du site.
Trois pistes ont été évoquées par la direction. Une reprise partielle par Cartonboard, liée au groupe Mutares, pour 25 emplois. Un projet porté par un acteur de la filière bois, encore non identifié. Et une transformation du site en parc d’activité, avec 50 à 75 emplois annoncés.
À ce stade, rien de concret. Les projets restent flous, sans engagement réel ni visite de site.
La CGT a exprimé ses doutes, notamment sur la piste Cartonboard, compte tenu de la situation économique de l’entreprise. Un droit d’alerte économique sera déposé pour faire toute la lumière sur la situation.
Autre élément préoccupant, la perspective d’une reprise dans la filière papier-carton s’éloigne. Les discussions se déplacent vers d’autres activités, pendant que les questions de démantèlement et de dépollution prennent de plus en plus de place.
Une question se pose désormais. Comment peut-on homologuer un tel plan dans ces conditions ?
Comment accepter une décision alors même que le manque de sérieux dans la recherche de repreneur est établi et que les justifications économiques sont contestées ?
Cette situation montre les limites du cadre actuel. La loi Florange, censée encadrer les fermetures de sites rentables, ne permet pas aujourd’hui de protéger efficacement l’emploi et l’outil industriel.
Que font les pouvoirs publics face à cela ?
Comment laisser l’avenir d’un site, des emplois et d’une filière entière entre les mains de groupes qui organisent leur désengagement ?
Pour la CGT, l’exigence reste la même. Une véritable recherche de repreneur, transparente, contrôlée et orientée vers une reprise industrielle.