Assises CGT du Made in France : les luttes continuent
Le 26 mars à Pont-de-Claix, la CGT a conclu ses Assises « Produire local, agir global ».
Organisée sur un territoire industriel en tension, cette journée a permis de revenir sur les situations concrètes vécues dans les entreprises et sur les choix qui mettent en danger l’emploi et l’outil industriel.
La situation de Vencorex en est un exemple. Alors qu’un projet de reprise solide, EXALIA, soutenu notamment par la BPI, existait, le tribunal a fait le choix de céder le site à un ferrailleur. La dépollution restera à la charge de la collectivité et une plateforme industrielle stratégique est fragilisée.
Les représentants CGT du site ont interpellé le ministre de l’Industrie présent sur place. La question reste posée sur le rôle de l’État dans la sauvegarde de ces outils industriels.
Un échange a également eu lieu avec le ministre en présence de Sophie Binet. Elle est revenue sur les propositions de la CGT pour l’industrie et l’emploi.
• Réformer les tribunaux de commerce
• Conditionner et contrôler les 211 milliards d’aides publiques
• Instaurer un moratoire sur les licenciements
• Redonner un rôle stratégique à l’État avec une gouvernance tripartite
• Permettre la socialisation temporaire de sites industriels stratégiques
Les camarades savoyards ont aussi porté leurs luttes, notamment à Ferroglobe et à Trimet.
À travers des démarches comme UGI’RING, la CGT travaille à construire des réponses à partir du terrain et des besoins des territoires.
Le made in France, ce sont les travailleuses et les travailleurs. Les mobilisations se poursuivent.