À l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, plusieurs initiatives se sont tenues en Savoie le samedi 7 mars.
À Chambéry, plus de 300 personnes se sont rassemblées pour revendiquer l’égalité entre les femmes et les hommes, au travail comme dans la société. À Saint-Jean-de-Maurienne, un stand a également été organisé sur le marché afin d’échanger avec la population autour des enjeux du 8 mars.
Mais le 8 mars n’est pas une célébration : c’est une journée de lutte. Depuis plus d’un siècle, elle accompagne les combats des femmes pour leur émancipation et pour l’égalité réelle, portée par les mobilisations des travailleuses, des féministes et des organisations syndicales.
Car ces combats restent pleinement d’actualité. Les inégalités persistent : en France, les femmes gagnent en moyenne près d’un quart de salaire en moins que les hommes, occupent majoritairement les emplois à temps partiel et sont surreprésentées parmi les salarié·es au SMIC. Ces écarts traduisent des choix économiques et sociaux qui dévalorisent les métiers féminisés et freinent les carrières.
C’est pourquoi la bataille pour l’égalité salariale et professionnelle demeure au cœur de l’action syndicale. La transparence des rémunérations, aujourd’hui au centre des débats européens, peut constituer un levier important pour rendre visibles les inégalités et contraindre les employeurs à agir. Mais rien ne se fera sans mobilisation dans les entreprises.
Ce 8 mars s’inscrit également dans un contexte international préoccupant. Partout dans le monde, les droits des femmes sont menacés par les guerres, les régimes autoritaires et les politiques de domination. De l’Iran à l’Afghanistan, en passant par les territoires en guerre, les femmes sont à la fois parmi les premières victimes et en première ligne des résistances.
En France aussi, ces enjeux sont au cœur de l’actualité. La progression de l’extrême droite s’accompagne d’attaques idéologiques contre les droits des femmes et de tentatives de récupération des luttes féministes à des fins racistes et discriminatoires.
Face à cela, une réponse claire s’impose : le combat féministe est indissociable de la lutte contre le racisme, les discriminations et toutes les formes de domination. L’égalité entre les femmes et les hommes est un enjeu social majeur et un enjeu démocratique.
De Chambéry à Saint-Jean-de-Maurienne, les mobilisations du 8 mars le rappellent que rien n’est acquis, et que l’égalité se conquiert par les luttes. Plus que jamais, il ne faut rien lâcher.