Le vendredi 20 décembre au matin, à l’occasion de l’arrivée du premier train de nuit Paris–Bourg-Saint-Maurice affrété par la Compagnie des Alpes, la CGT des remontées mécaniques s’est mobilisée en gare pour porter une revendication simple, légitime et largement partagée : le partage de la valeur.
Alors que le groupe affiche une santé économique florissante, avec un chiffre d’affaires dépassant 1,4 milliard d’euros et des résultats records, les salarié·es, eux, subissent de plein fouet l’inflation, la hausse du coût de la vie et la cherté croissante des stations de montagne. Pour la CGT, cette situation est inacceptable. Les richesses produites par le travail des salarié·es doivent leur revenir, et non être accaparées par une direction qui refuse toute discussion.
Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des travaux du Comité de Groupe Européen de la Compagnie des Alpes, réuni les 24 et 25 novembre à Paris. À cette occasion, la délégation CGT, soutenue unanimement par l’intersyndicale, a revendiqué le versement d’une prime de partage de la valeur de 1 000 euros pour l’ensemble des salarié·es, sur le modèle de dispositifs déjà existants par le passé .
La réponse de la direction a été sans appel. Le directeur général du groupe a opposé un refus catégorique à toute ouverture de négociation, allant jusqu’à remettre en cause la légitimité des représentant·es du personnel. Face à ce mépris affiché et à cette attitude autoritaire, les délégations syndicales ont quitté la séance, dénonçant un dialogue social vidé de son sens.
Au-delà du partage de la valeur, la CGT a également alerté sur d’autres dérives, notamment la volonté de mettre en place des tests salivaires aléatoires dans certains domaines skiables, sans cadre clair et au mépris des libertés individuelles. Là encore, la direction a refusé toute discussion, préférant le passage en force à la concertation.
Dans ce contexte, la mobilisation du 20 décembre en gare de Bourg-Saint-Maurice marque une étape supplémentaire pour faire entendre les revendications des salarié·es, directement sur le terrain, là où la direction cherche à valoriser son image. Pour la CGT, il est hors de question que les succès économiques du groupe se fassent sur le dos de celles et ceux qui font tourner les domaines skiables, les parcs de loisirs et les infrastructures touristiques.
La CGT continuera de se battre pour une répartition juste des richesses, des salaires décents et un véritable dialogue social. Le partage de la valeur n’est ni une option ni un slogan : c’est une exigence sociale élémentaire.